Bonjour,
Les anciens combattants de Mai 68 sont tout émoustillés. Mais l'âge venant, ils sont nettement plus sages et moins révolutionnaires qu'auparavant. Beaucoup ne l'étaient d'ailleurs pas plus à
l'époque que maintenant. Fallait-il "célébrer" Mai 68? Que restera-t-il à dire dans dix ans? En fait, le coupable de réveil éditorial, c'est une fois de plus Sarko qui à secoué les vieilles ardeurs
assoupies.
Mais on s'aperçois à cette occasion que le PS a bien été colonisé, par "entrisme", par la mouvance trotskiste. Cela ne l'a pas beaucoup aidé à s'adapter à la nouvelle donne mondialisée de notre
temps.
Un homme de 68 a été relativement ignoré: le préfet Grimaud, qui a retenu ses policiers et évité des dérapages qui aurait pu rendre le printemps 68 meurtrier (il y a eu quand même quelques morts,
pas tous accidentels)
La comparaison entre 2008 et 68 dans le domaine social est saisissante: quel recul !!! On est loin des lendemains qui chantonnaient à l'époque... Et depuis, foin de la retraite à 60 ans et des 35
heures, conquêtes post "soixante huitardes".
Il faudra que l'imagination soit à nouveau au pouvoir pour que la gauche soit à nouveau...au pouvoir. National s'entend.
Or les débâcles en Italie et en Angleterre n'incitent pas à l'optimisme béat.
Et pourtant le monde est menacé de famine et de manque d'essence, sauf au prix fort, et les solidarités sont en panne comme pourraient dire les sans papiers africains.
Il va falloir remettre notre ouvrage sur le métier. Et oublier les rêves de 68.
@+ Gérard D
Post scriptum: Que faisait l'auteur de ce blog en mai 68? Reportez vous aux archives du journal le Monde, et consultez la tribune libre parue le 17 mai 1968, intitulée: "Syndicats et étudiants".
C'est un jeu de piste....