Bonjour,
Peut-on parler du Moyen Orient sans passion? Et sans mémoire ?
Le paradoxe c'est que les peuples d'Israël et de Palestine ont les même origines ("sémites") et s'affrontent depuis plus de
deux mille ans avec une résurgence depuis la seconde guerre mondiale et le retour de la diaspora juive sur ses terres d'origine. On peut comprendre que les survivants du génocide ait préférés les
risques d'un retour au sein des populations musulmanes qui ne les aimaient guère. Sans compter le "partage" de la terre commune. On peut comprendre les frustrations des palestiniens incapables de
faire prévaloir leur point de vue.
Les manifestants en France et ailleurs, en faveur, de facto, du Hamas, ne devraient pas oublier que les pays arabes hébergeaient volontiers les anciens nazis. Cela dit la guerre, déclenchée par
les tirs de roquettes envoyés de Gaza, et manipulée par les politiques israéliens (obnubilés par l'encerclement islamiste) ne résoudra rien mais fera souffrir des populations, complices du
scénario guerrier. Car tout comme Israël, le Hamas refuse d'obéir à la communauté internationale de l'ONU.
Faut-il désespérer? La tournée des popotes du Président Sarkozy et le néo réalisme de son ministre ex de gauche, ex "ingérent, Bernard Kouchner, n'ont débouchés sur rien. Mais ils se sont, eux,
agités. A l'évidence le mutisme de Barak Obama est plus prometteur: il n'insulte pas les parties en présence en se taisant. Reste que les Etats Unis devront intervenir, d'une manière ou d'une
autre.
Sans une force d'interposition internationale, sous l'égide de l'ONU, comme au Liban, la guerre des tunnels d'approvisionnement surmontera et alimentera en armes le blocus de Gaza. Et le
conflit.
Bien sûr l'extrême gauche française s'accommode des morts et des blessés lorsqu'ils émanent des islamistes, passés maîtres dans l'art de l'attentat-suicide, massacreur d'innocents. Comme en Irak,
en Afghanistan, en Indes, à Bali, au Kenya, à Londres, à Madrid et bien sûr à Manhattan. Là ce ne sont pas des bavures de l'armée d'Israël qui sont stigmatisés, mais des actes de
"résistance"...encouragés.
Faut-il "envisager" la réouverture des chambres à gaz pour tuer à nouveau des juifs dérangeants ? Faut-il à l'invers utiliser les armes nucléaires
"tactiques" pour "résoudre" le problème palestinien ? En Iran la thèse officielle de l'éradication d'Israël conduit tout droit à de telles extrêmités. La bombe atomique "aidant"...
Seul le dialogue et l'action diplomatique, à l'initiative des Etats Unis peuvent reprendre le compromis d'Oslo. Mais une Palestine indépendante est-elle encore viable, à défaut d'être souhaitée
par les israéliens avides de sécurité ? Il est bien tard docteur Peace...
GD
PS: Le silence des pétromonarchies arabes économes de leurs pétrodollars et peu empressées de secourir leurs "frères musulmans" en dit long sur...le schisme sunnite/chiite.