Il est réjouissant de voir que ceux qui se réclamaient du libéralisme économique et de la remise en cause du rôle économique et social des Etats, défendent maintenant les vertus des déficits
monétaires et, implicitement, sous une forme ou sous une autre, de la nationalisation des banques. Et de l'interventionnisme financier dans les entreprises privées quémandeuses de fonds publics
(cf l'industrie automobile).
Même Besancenot en France n'en demandait pas temps...
C'est le triomphe des altermondialistes... sauf qu'ils en oublient de re proposer la Taxe Tobin sur le capital... défaillant.
La Revue "Alternatives Economiques" dans son dernier numéro ose même proposer de changer ...TOUT !!! Vaste programme n'est-il pas vrai ? Et par où commencer ?
Car les partisans de la décroissance devraient monter l'exemple puisque la France, et bon nombre de pays, entrent en récession (-1,5 %). Or dans l'immédiat c'est la croissance du chômage qui
"bénéficie" de la nouvelle donne économique.
Certes sous l'impulsion des Etats Unis (qui l'eut cru il y a quelques mois?) une croissance verte s'esquisse. Mais elle s'accompagne d'un boom du nucléaire bête noire des écolos ayatollah.
Le chambardement ne fait que commencer. Et la gauche traditionnelle manque de projets alternatifs et perd ses repères.
La crise met à nu les insuffisances de l'Union Européenne et de son projet constitutionnel insuffisant en temps de crise. Comme il a été handicapé par les rejets démagogiques il reste à tout
rebâtir. Espérons que le future campagne européenne de juin fera avancer le "schmilblic". Car l'élargissement aux "pays de l'Est" se révèle pour eux un progrès en trompe l'oeil. Mais ils n'en
sont pas encore à regretter les Etats forts communistes qui, eux, contrôlaient étroitement leurs banques...
La crise a fait émerger aux Etats Unis un ovni appelé Obama qui bouscule les crédos américains et laisse sans voix les anti-américains primaires (de gauche et de droite) qui eux regrettent Bush,
le parfait pushing ball.
Voyez l'état de la bagnole, symbole de la société de consommation:les consommateurs se dérobent car les voitures qui leur sont proposées ne correspondent plus à leurs nouvelles attentes nées de
la crise pétrolière et de l'évolution des moeurs. Moins d'électronique et plus de frugalité. Résultat l'industrie automobile US implose, les japonais ont percutés et les européens se révèlent en
retard, notamment sur les véhicules électriques.
Autre effet de la crise le centre ville retrouve les faveurs des habitants...lorsqu'ils ont les moyens d'y résider. Les villes nouvelles de grande banlieue perdent de leur charme, même si la
chlorophylle attire toujours.
Dans tout les domaines la crise va déployer ses effets.
La suite au prochain numéro de blog "réfléchissant"...
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