Vendredi 12 juin 2009
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18:47
Bonjour,
Au vu des résultats des élections européennes -marquées par une forte désaffection- la question se pose de savoir si le socialisme, et plus
généralement la gauche, ont un avenir, face à une droite pragmatique qui a su se débarrasser, la crise aidant, du "tatchérisme" et ses excès ultra libéraux.
Après le congrès calamiteux de Reims il y a à peine six mois, qui peut s'étonner du faible score du PS français ? Personne.
Que nombre d'électeurs socialistes et plus généralement de gauche, aient choisi de troquer le bulletin rose (qui était gris et terne) pour le vert, quoi de plus naturel?
Mais le pire est à venir. Les élections régionales de 2010, après le grand chelem de 2004, ne peuvent que conduire à une victoire relative de la droite. Et la perte d'au moins 8 régions sur
20.
Il sera intéressant d'analyser le score de Ségolène Royal en Poitou-Charentes, qui jouera son avenir présidentiel au soir des élections.
Car, que cela plaise ou non, que l'on aime son style ou pas, elle incarne avec ses 47% d'électeurs de 2007 (qui dit et fera mieux en 2012?) le leadership que ses détracteurs s'évertuent à lui
contester.
Ecartée de la direction du PS, elle ne subit pas directement la défaite des socialistes.
Et la victoire de son supporter Dany Cohn Bendit, elle qui a fait de l'écologie sa marque de fabrique concrète dans sa région, ne peut pas lui déplaire. Elle aura moins de difficultés avec les
écolos qu'avec les socialos pour constituer une nouvelle majorité présidentielle en 2011.
Dans l'immédiat la gauche doit se ressourcer. Un qui a réussi son transfert entre le sénat et le parlement européen, c'est l'ex camarade Mélanchon. Le PS lui compte un ex trotskiste de moins.
Gage de renouveau ? L'avenir le dira.